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Nepenthes hamata

Origine et milieux naturels

L’espèce est originaire des montagnes de l’île de Sulawesi (anciennement Célèbes), une des plus grandes îles d’Indonésie. Elle pousse en forêt pluviale d’altitude, dans des milieux souvent difficile d’accès car pentus et très denses en végétation. De fait, elle croît principalement à l’ombre.

Histoire et étymologie

En 1984, la primeur de la description de Nepenthes hamata se dispute entre le botaniste japonais, spécialiste des Nepenthes Shigeo Kurata, et les botanistes John Turnbull et Anne Middleton. Dans la description du Gardens Bulletin Singapore, Kurata la nomme N. dentata. Dans le même temps, Turnbull et Middleton publient, dans la revue Reinwardtia, une description de la même plante sous le nom de N. hamatus, créant une certaine confusion au sein de la communauté scientifique. Cette description aurait par trois semaine avant celle de Kurata, bien que celui-ci aie évoqué l’espèce au préalable dans le Journal of the Insectivorous Plant Society (Japan). Face au succès que remporte le nom hamata (dont le suffixe a été tourné au féminin) auprès des spécialistes, c’est finalement celui-ci qui est retenu. Mais cela n’a pas dissipé les doutes pour autant ; ainsi certains taxinomistes considèrent N. dentata et N. hamata comme deux espèces distinctes. Selon certains cultivateurs, N. hamata serait un hybride impliquant N. dentata ; cette dernière serait alors la véritable espèce.

À l’heure actuelle, les deux sont synonymes, et hamata reste le nom officiel. Il vient du latin hamatus, qui signifie “pourvu de crochets”.

L’espèce est génétiquement proche de Nepenthes murudensis, Nepenthes muluensis, Nepenthes tentaculata et Nepenthes glabrata, avec lesquelles elle partage des traits morphologiques. Des hybrides naturels impliquant ces deux dernières espèces ont d’ailleurs été découverts.

Description

Nepenthes hamata est une plante carnivore vivace épiphyte, grimpant dans les arbustes et arbres de forêts de moyenne montagne. Elle produit une tige de feuilles alternes relativement étroites, terminées par un tendril rigide, duveteux, supportant une urne destinée à l’attraction, la capture et la digestion des insectes. Les urnes inférieures sont légèrement globuleuses dans leur partie inférieure, qui abrite le liquide enzymatique où se noient les proies. La lèvre constituant le péristome est transformée en une série de crochets durs, dont la pointe est recourbée vers de l’intérieur du piège. On en compte généralement entre 40 et 55 par urne. L’opercule compte une vingtaine de poils sur sa partie supérieure. Il semble que cela soit un caractère ancien. La coloration est intense, du jaune foncé au pourpre, avec des motifs s’apparentant à un camouflage. Le péristome crochu est presque noir.

Les urnes supérieures arborent une teinte beaucoup plus claire, un vert/jaune parsemé d’un réseau de veines rouges très fines. Les crochets sont encore plus proéminents, et plus ouverts vers l’extérieur que ceux des urnes inférieures. Il sont également plus espacés, et donc moins nombreux.

Le rôle de ces crochets semble être le maintien à l’intérieur des urnes des escargots. Bien que leur corps, qui fait office de ventouse, puisse sans problème remonter la paroi des pièges, ils se trouvent irrémédiablement bloqués par les crochets, trop serrés pour permettre le passage de la coquille. Par ailleurs, leur caractère acéré, dangereux pour les corps mou, empêche également tout passage par le dessus.

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