fond superieur plante carnivore entretien

Drosera

drosera

Les espèces du genre drosera appartiennent à la famille des Droseraceae qui en compte plus de 150 ainsi que de très nombreuses variétés et formes. Il existe également des hybrides naturels et horticoles.

Le piège de Drosera

Les drosera sont des plantes terrestres herbacées, annuelles ou vivaces, de quelques millimètres de diamètre (drosera pygmées), à 1.50m de hauteur (drosera bulbeuses). Les feuilles, de formes différentes suivant les espèces, sont recouvertes de tentacules gluants qui capturent les insectes. Les fleurs sont de dimensions et de couleurs différentes suivant les espèces.

Les proies des Drosera sont des insectes: coléoptères, diptères, hyménoptères…

Les pièges sont semi actifs, ils sont capables de mouvement très lent mais ce n’est pas ce mouvement qui induit la capture des proies comme chez Dionaea. muscipula . Les pièges semi actifs sont des pièges à glu. Les genres possédant de tels pièges sont Drosera et Pinguicula.

Drosera possède des feuilles recouvertes de glandes en forme de poils. L’extrémité de ces glandes est munie d’une goutte de liquide visqueux appelé mucilage. Une fois l’insecte capturé, il déclenche la sécrétion d’enzymes qui dissolvent alors les parties molles de l’insecte.

La Drosera, une plante facile à cultiver et à entretenir

Très décorative, la Drosera est une plante carnivore très vigoureuse et facile à cultiver. Cette espèce de plante originaire des landes ou des tourbières pousse naturellement en France dans quatre parcs régionaux. Peu exigeante, elle s’épanouit aussi bien en plein soleil qu’en culture ombrée. Elle supporte des températures supérieures à 40° C en été, cependant comme toutes les plantes exotiques, elle tolère mal les basses températures. Durant la période hivernal, la Drosera devra être maintenue à une température minimum de 2° C. Après une phase de repos végétatif, la plante croît au printemps pour fleurir de la fin du printemps à la fin de l’été.

Les spécificités de la terre pour Drosera

Elle se cultive très facilement dans un substrat humide au pH acide (de 5 à 5,5). La terre pour Drosera est composée à 70 % de tourbe blonde de sphaigne et de 30 % de matière drainante comme du sable non calcaire. Il est également possible de la faire pousser directement sur de la mousse de sphaigne ou dans une terre pour plantes carnivores prêt à l’emploi.

Arrosage et hygrométrie : le bon équilibre

Contrairement à certaines plantes carnivores, la Drosera ne souffre pas de l’excès d’eau. En revanche, elle ne supporte pas la pulvérisation qui dilue sa glue indispensable à la capture de ses proies. La soucoupe ou le réservoir du pot doit être rempli abondamment au printemps et en été. Un arrosage quotidien est nécessaire durant cette période. En automne et durant la période de repos, il faut arroser la terre modérément pour qu’elle reste humide et retirer l’excès d’eau contenu dans la soucoupe ou le réservoir. Choisissez de préférence une eau de qualité comme l’eau de pluie, déminéralisée ou osmosée. Le taux d’hygrométrie nécessaire à son épanouissement est situé entre 40 et 80 %.

Quel contenant choisir ?

Cultivée à l’intérieur ou à l’extérieur, la Drosera pousse dans :

  • Un pot en plastique posé sur une soucoupe
  • Un bac à réservoir d’eau
  • Un terrarium

Nous vous recommandons de choisir une couleur claire pour le contenant de façon à limiter l’absorption de la chaleur en période de fortes températures.

Quelle est la fréquence de rempotage ?

Un jeune plant a besoin d’être rempoté tous les ans. Dès que la plante atteint sa taille adulte, vous pourrez espacer le rempotage de printemps tous les deux ou trois ans. Cette action permettra d’une part de changer la taille du pot d’une plante en plein développement et d’autre part de changer le substrat pour offrir à votre plante tous les nutriments indispensable à son équilibre.

Comment multiplier votre Drosera ?

La fécondation manuelle n’est pas nécessaire chez la Drosera car la pollinisation s’effectue automatiquement. La meilleure période pour pratique les autres techniques de multiplication est le printemps. Vous pourrez réaliser de nouveaux plants de votre plante carnivore grâce :

  • A l’autofécondation
  • Au bouturage d’une feuille ou d’une racine
  • A la Culture in vitro
  • Au dédoublement
  • A l’hybridation
  • A la culture des semis

Vos jeunes plants deviendront adultes après trois années de culture et de soin.

Une espèce résistante aux maladies et aux attaques parasitaires

La Drosera est très résistante aux maladies (souvent liées à un déséquilibre environnemental chez les plantes carnivores) et aux attaques parasitaires. Le puceron est le seul insecte capable d’affaiblir cette plante. Une attaque de pucerons peut être éradiquée par des insecticides adaptés ou du Lannate.

Les Drosera pygmées

drosera-scorpioides

Il existe de nombreuses espèces de Drosera pygmées et quelques sous espèces.

Originaires de l’hémisphère sud et plus précisément d’Australie, de Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande, ces charmantes petites plantes, de culture facile, se reproduisent naturellement par graines (reproduction sexuée) et par gemmes ou propagules (reproduction asexuée).

Les gemmes, petits organes globuleux à plats de couleur verte et de dimensions variables suivant l’espèce sont disposés en rosette. Ils sont produits par la plante en hiver dans l’hémisphère Nord.

En culture, il est difficile de garder plusieurs années les plantes mères, car elles meurent souvent après avoir donné leurs propagules ; dans la nature, il semble que cela soit la même chose. Ces petits organes sont alors disséminés naturellement par le vent, la pluie, le passage d’animaux et assurent ainsi la multiplication et la pérennité de la plante.

Méthode de multiplication des Drosera pygmées

drosera-pygme

La méthode pour réaliser la reproduction asexuée est la même pour toutes ces espèces.

Le prélèvement des gemmes est assez délicat. Pour cela utilisez un pinceau à aquarelle, inclinez le pot sur un papier blanc, sans trop renverser le mélange du pot.

  1. Avec le pinceau, bousculez la rosette de propagules qui doivent se détacher naturellement et tomber sur le papier ; Si ce n’est pas le cas, attendre quelques jours et réessayer.
  2. Récupérez les gemmes et posez-les délicatement avec le pinceau (légèrement humidifié) un à un, de préférence à l’endroit (le minuscule bourgeon vers le haut) sur la surface du mélange et tasser légèrement pour que ceux-ci soient en contact. Bien entendu, vos pots, d’un diamètre de 10 cm environ et d’une profondeur de 10 à 15 cm seront prêts, quelques jours avant, afin que le mélange soit bien humidifié. Celui-ci sera constitué de 60 % de sable fin de rivière et de 40% de tourbe blonde pure.
  3. Mettez les pots dans un bac rempli avec 2 à 3cm d’eau de pluie et maintenez les à la température d’une serre tempérée et dans quelques jours, vous verrez germer vos gemmes et au printemps vous aurez les plantes adultes.

Entretien Drosera par espèces

Vous trouverez ci-dessous un guide d’entretien pour certaines espèces de Drosera.

Drosera adelae

Origine et milieux naturels

Drosera adelae est originaire du nord-ouest du Queensland, en Australie. Elle croît en zone marécageuse, à basse altitude, sur les collines surplombant la baie de Rockingham. Le climat y est tropical humide, avec des orages fréquents.

Histoire et Etymologie

L’espèce a été nommée en 1864 par le Baron Sir Ferdinand Jacob Heinrich von Müller, botaniste germano-australien, en l’honneur d’une certaine Adèle. C’est une des trois “sœurs du Queensland”, avec Drosera prolifera et Drosera schizandra.

Description

Drosera adelae est une plante carnivore vivace terrestre qui produit une rosette de feuilles lancéolées, plus larges que celles de la plupart des Drosera mais très fines, et couvertes de poils collants sur l’intégralité de leur face supérieure. La face inférieure est glabre. Elles mesurent de 15 à 25 cm, exceptionnellement plus de 30 cm, et se colorent de rouge sous une lumière intense et une température élevée. Les proies capturées sont principalement des insectes volants.

Drosera adelae a la particularité de se reproduire vigoureusement grâce à des drageons produits sur les racines qu’elle fait ramper à quelques centimètres sous la surface du sol.

Les fleurs sont généralement d’un rouge clair (parfois orange ou crème), ce qui est très rare chez les Drosera. Elles se développent en nombre sur une hampe florale qui peut dépasser 30 cm. En forme d’étoile, elles ne mesurent que quelques millimètres, et ne produisent qu’une très faible quantité de graines.

Substrat

Un substrat à base de sphaigne est préconisé, car il est favorable au développement des racines et des drageons. On peut y ajouter de la perlite ou du sable de quartz ou éviter le tassement et donner un peu d’air à l’ensemble.

Humidité Drosera adelae ne se développe bien qu’avec une humidité relative supérieure à 50%, mais elle peut tolérer temporairement un air plus sec. Elle s’adapte donc bien à l’ambiance d’un terrarium bien aéré.

Repos

Aucun repos n’est à observer.

Lumière

Une bonne luminosité toute l’année contribue à sa vigueur et à sa bonne santé générale. Les feuilles sont alors bien érigées, jaunes à rouges, et couvertes de glu. En revanche, elle ne supporte pas longtemps les rayons directs du soleil, notamment aux heures chaudes, qui peuvent rapidement dessécher ses feuilles. Celles-ci sont assez sensibles en raison de la finesse de leurs tissus.

Température

Les températures idéales se situent entre 20 et 30°C en journée et autour de 15°C la nuit, toute l’année. L’espèce apprécie une chaleur modérée et des nuits douces à fraîches, qui lui confèrent une très grande vigueur.

Arrosage

Le substrat doit être maintenu humide mais pas détrempé.

Parasites et maladies

Drosera adelae peut être attaquée par des pucerons, qui se nichent préférentiellement au cœur de la rosette, sur les pousses tendres.

Drosera aliciae

Nom français : Rossolis d’Alice

Origine et milieux naturels

Drosera aliciae est originaire d’Afrique du Sud : Province du Cap, régions de Bainskloof, Hermanus et Silvermine, dans des marais humides au sol parfois très sableux. Le climat est tempéré, avec des étés modérément chauds et des hivers frais et humides.

Histoire et Etymologie

Drosera aliciae est publié en 1905 par un jeune français, Raymond Hamet (alors âgé de 15 ans), dans le “Journal de Botanique”. Il note que le nom aliciae est donné en l’honneur du Dr. Alice Rasse, qui l’aurait encouragé à étudier les Drosera en rosette, alors qu’il avait 14 ans. Son introduction en culture est d’autant plus rapide que la plante produit une grande quantité de graines après sa floraison, et qu’elle est particulièrement tolérante. Il est actuellement un des Drosera les plus cultivés.

Description

Drosera aliciae est une plante carnivore vivace terrestre. Elle produit une rosette circulaire de feuilles vert pâle spatulées, obovales, prostrées, de 1 à 3 cm de long, résultant en un diamètre total généralement compris entre 2 et 6 cm. La face supérieure des limbes est recouverte de poils glanduleux collants roses de 1 à 5 mm de long, les plus grands étant situés à l’apex. Le pétiole, de 2 à 5 mm de long, est glabre. Les bourgeons de feuilles naissantes arborent une pilosité dense, barrière contre les parasites. Les proies sont de petits insectes volants, notamment moucherons, qui sont emprisonnés et digérés sur les spatules collantes. L’apex du limbe a une capacité de repli, permettant à la feuille de mieux enserrer la proie pour optimiser la digestion.

Les racines sont peu nombreuses mais longues. Chaque année, une racine plus charnue et plus cassante que les autres se développe profondément.

Les fleurs, à cinq pétales roses-mauves, sont portées par des inflorescences de 30 à 40 cm. Chaque hampe produit généralement entre 10 et 50 fleurs mesurant 1 cm de diamètre. Chaque floraison produit des centaines de graines.

Substrat

Un mélange à base de tourbe blonde ou de sphaigne convient parfaitement. On peut ajouter différentes proportions de perlite ou de sable de quartz.

Humidité

Maintenez le sol humide entre le printemps et l’automne en utilisant de l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée. Un apport d’eau par le dessous (soucoupe sous le pot) est la méthode la plus simple à adopter, pour ne pas lessiver et salir la rosette.

Repos

La plante arrête naturellement sa croissance en automne, avec la baisse des températures et la diminution de la photopériode. Une croissance continue est possible mais déconseillée car cela affaiblit la plante.

Lumière

Mi-ombre ou plein soleil pour une belle coloration. Une rosette verte aux feuilles étiolées est symptomatique d’un manque de lumière.

Température

S’accommode des températures extérieures entre le printemps et l’automne. Il convient cependant de la mettre à l’ombre s’il fait plus de 30°C. À partir de l’automne, une période de fraîcheur, pendant laquelle elle se repose, lui est bénéfique. L’espèce tolère les faibles gelées et repart au printemps si les racines ne sont pas atteintes.

Parasites et maladies

Il faut surveiller régulièrement l’apparition de pucerons au centre de la rosette, sur les jeunes pousses et sur les hampes florales

Drosera anglica

Autres noms : Drosera à longues feuilles, Drosera d’Angleterre

drosera-anglica

Drosera anglica fait partie des plus grandes espèces de Drosera. Les feuilles, allongées spatulées disposées en rosette mesurent 10 cm de long et sont 6 à 7 fois plus longue que large. Elles sont colorées de rouge. Le pétiole légèrement glabre est sensiblement rétréci à sa base. En juillet août, une hampe florale jusqu’à 2 fois plus longue que les feuilles, émerge du centre de la rosette.

Drosera anglica porte des fleurs blanches qui produiront des capsules cylindriques, dépassant un peu le calice. Les graines sont fusiformes, ailées aux deux bouts et charmées. Plante rare, elle colonise les tourbières à sphaignes et les marais tourbeux; rare ou inconnue dans le Sud Ouest.

Drosera binata

Nom français : Rossolis fourchu

Deux formes :

  • Drosera binata f. dichotoma
  • Drosera binata f. multifida

Deux cultivars :

  • Drosera binata ‘Marston Dragon’
  • Drosera binata ‘Giant’

Origine et milieux naturels

Drosera binata est endémique d’Australie : côte est, où elle est relativement fréquente, jusqu’en Tasmanie. Il existe également des souches en Nouvelle-Zélande. L’espèce se développe en tourbières et dans les prairies humides. Le climat est subtropical, tempéré pour les souches à l’origine plus méridionale. Les étés sont doux à chauds, et les hivers frais et pluvieux. Les gelées sont très rares.

Histoire et Étymologie

C’est lors d’une mission de recherche, lors de l’expédition de La Pérouse en Océanie (28 septembre 1791) chargée de retrouver les vaisseaux la Boussole et l’Astrolabe, que le botaniste français Jacques-Julien Houtou de La Billardière (28 octobre 1755 – 8 janvier 1834) enrichit ses collections de beaucoup de plantes peu connues ou mal décrites jusqu’alors. De retour à Paris en 1796, il publie en 1804 Novae Hollandiae Plantarum Specimen, une description exhaustive de la flore d’Australie dont le Drosera binata fait partie. Appelée “Forme T” en raison de ses feuilles qui se divisent en deux bifurcations, Drosera binata est décrite comme une plante robuste, atteignant 30 cm, vert puis rouge avec l’âge.

Une seconde forme, produisant 4 divisions, est observée. En 1819, sur la base d’une description des botanistes Joseph Banks et Daniel Solander, James Edward Smith établit que ladite plante est une espèce à part entière : Drosera dichotoma. Elle est finalement réduite en un synonyme de Drosera binata, puis classée en tant que variété par Joe A. Mazrimas en 1976, dans le volume annuel de la Carnivorous Plants Newsletter. Elle devient Drosera binata var. dichotoma. Depuis, cette publication est contestée, ne respectant pas les règles du code international de nomenclature botanique.

La forme multifida est publiée dans le même volume, sur la base d’un spécimen dont les feuilles produisent de multiples divisions (jusqu’à 30), décrit dans la Carnivorous Plants Newsletter de 1975. Cependant, ce nom n’est pas officiellement admis.

Description

Cette plante carnivore mesure de 30 à 40 cm de haut. Elle se reconnaît aisément grâce à la forme de ses feuilles en Y. Ce sont les limbes, disposés en fourches, qui sont recouverts de poils collants destinés à capturer et à digérer les insectes. Formant des touffes volumineuses, elle a la particularité de perdre son feuillage en hiver et forme alors un bourgeon capable de résister aux gelées. La partie “carnivore” de la plante se situe sur le Y que forme la division des fourches. Ses fleurs, portées par une longue inflorescence, sont blanches.

Substrat

Un mélange à base de tourbe blonde ou de sphaigne convient parfaitement. On peut ajouter différentes proportions de perlite ou de sable de quartz.

Humidité

Maintenez le sol humide entre le printemps et l’automne en utilisant de l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée. Un apport d’eau par le dessous (soucoupe sous le pot) est la méthode la plus simple à adopter, pour ne pas lessiver et salir la rosette.

Repos

La plante arrête naturellement sa croissance en automne, avec la baisse des températures et la diminution de la photopériode. La plante ne laisse qu’un petit bourgeon dormant à la surface du sol en hiver.

Lumière

Mi-ombre ou plein soleil pour une belle coloration. Des feuilles retombantes sont symptomatiques d’un manque de lumière (chez la forme type).

Température

S’accommode des températures extérieures entre le printemps et l’automne. Il convient cependant de la mettre à l’ombre s’il fait plus de 30°C. À partir de l’automne, une période de fraîcheur, pendant laquelle elle se repose, lui est bénéfique. L’espèce tolère les faibles gelées et repart au printemps si les racines ne sont pas atteintes.

Parasites et maladies

Peu sensible, même aux pucerons.

Drosera capensis

Nom français : Rossolis du Cap

Origine et milieux naturels

Drosera capensis est originaire de la région du Cap, en Afrique du Sud. Cette plante carnivore pousse dans des marais humides au sol parfois très sableux. Le climat est tempéré, avec des étés modérément chauds et des hivers frais et humides.

Histoire et Etymologie

Drosera capensis est décrit par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1756. L’épithète spécifique capensis fait référence à son unique lieu de croissance : la région du Cap.

C’est une des plantes carnivores les plus répandues en culture.

Description

Drosera capensis est une plante carnivore vivace terrestre. Adulte, elle mesure une quinzaine de centimètres de haut, et forme une rosette de feuilles collantes érigées. Les poils glanduleux se situent sur l’extérieur des feuilles, laissant la plante relativement sensible aux attaques de pucerons. Les fleurs sont mauves, en grappe, et donnent quelques centaines de graines.

Le cultivar Drosera capensis ‘Albino’ est une variante dépourvue de pigmentation rouge.

Il existe plusieurs formes officieuses de Drosera capensis.

  • Drosera capensis ‘rouge’
  • Drosera capensis ‘giant’
  • Drosera capensis ‘feuilles larges’
  • Drosera capensis ‘plante poilue’
  • Drosera capensis ‘compacte’

Substrat

Un mélange à base de tourbe blonde ou de sphaigne convient parfaitement. On peut ajouter différentes proportions de perlite ou de sable de quartz.

Humidité

Maintenez le sol humide entre le printemps et l’automne en utilisant de l’eau de pluie ou de l’eau déminéralisée. Un apport d’eau par le dessous (soucoupe sous le pot) est la méthode la plus simple à adopter, pour ne pas lessiver et salir la rosette.

Repos

La plante ralentit naturellement sa croissance en automne, avec la baisse des températures et la diminution de la photopériode. Une croissance continue, en atmosphère douce, est possible mais déconseillée car cela affaiblit la plante.

Lumière

Mi-ombre ou plein soleil pour une belle coloration. Une rosette verte aux feuilles étiolées est symptomatique d’un manque de lumière.

Température

S’accommode des températures extérieures entre le printemps et l’automne. Il convient cependant de la mettre à l’ombre s’il fait plus de 30°C. À partir de l’automne, une période de fraîcheur, pendant laquelle elle se repose, lui est bénéfique. L’espèce tolère les faibles gelées et repart au printemps si les racines ne sont pas atteintes.

Parasites et maladies

Il faut surveiller régulièrement l’apparition de pucerons au centre de la rosette, sur les jeunes pousses et sur les hampes florales.

Drosera filiformis

Nom français : Rossolis filiforme

Deux variétés :

  • Drosera filiformis var. filiformis
  • Drosera filiformis var. tracyi

Deux cultivars :

  • “D. filiformis” × ‘California Sunset’ (un hybride entre D. filiformis var. filiformis et D. filiformis var. tracyi)
  • “D. filiformis” × ‘Florida All Red’ (une variété qui devient rouge en plein soleil et qui ne requière pas d’hibernation)

Origine et milieux naturels

La localisation géographique de la plante est circonscrite à la côte est des USA, dans les états du Mississippi, Alabama, Floride, Géorgie.

Description

Drosera filiformis mesure jusqu’à 30 cm de longueur, il pousse verticalement. Les feuilles recouvert de cils glanduleux se déroulent au printemps et se colorent de rouge au soleil. Ce Drosera pousse en touffe ce qui améliore considérablement sa capacité à attraper des insectes, car ils sont rapidement immobilisés par les nombreux pièges collants. Les feuilles sont passives et ne s’incurvent pas au contact de leurs proies.

Drosera filiformis passe l’hiver dans un hibernacle. Il supporte ainsi les gelées mais reste à ce moment-là très sensible aux maladies cryptogamiques.

En culture, cette plante va se réveiller au mois de mars-avril, déployant des feuilles de plus en plus grandes. La floraison donnera une hampe florale de 40 à 50 cm de haut pourvue d’une quinzaine de fleurs mauves. Auto-fécondes, elles donneront de nombreuses graines qui germeront aisément.

Culture de la plante carnivore Drosera filiformis

De culture facile cette plante peut très bien être acclimatée en tourbière extérieure.

Un mélange à base de tourbe blonde convient parfaitement. On peut ajouter différentes proportions de perlite ou de sable de quartz.

Humidité

Maintenez le sol bien humide en utilisant l’eau de pluie de préférence. Ne jamais vaporiser le feuillage des drosera!

Repos

En hiver, observez 4 mois de températures basses, entre 2 et 10°C, en réduisant l’humidité, sans dessiccation..

Lumière

Les Drosera exposés au soleil se colorent rapidement.

Température

La plante n’est pas très regardante sur les températures. Il faut simplement respecter le cycle classique : chaud en été et froid en hiver. Les températures que l’on connaît à l’extérieur sous nos latitudes lui conviennent : entre 40°C et -15°C.

Drosera intermedia

drosera-intermedia

Très commun lui aussi et largement répandu en France, Drosera intermedia est un petit drosera à feuilles intermédiaires qui partage souvent les mêmes biotopes que Drosera rotundifolia.. Les feuilles semi dressées, disposées en rosette sont à limbe obovale atténué en long pétiole glabre.

Elles sont 3 à 4 fois plus longues que larges. Les capsules en forme de poire, égalant ou dépassant la longueur du calice, abritent des graines obovales, non ailées et tuberculeuses produites par des fleurs blanches, similaires à celles de Drosera rotundifolia et portées par une hampe courte qui prend naissance sur le côté de la rosette et non en son centre.

Drosera intermedia se rencontre plus volontiers sur la tourbe et parfois sous l’eau des zones humides.

Drosera paradoxa

drosera-paradoxa

Drosera paradoxa fait partie des Drosera vivaces tropicaux qui n’ont pas de période de repos végétatif bien marqué en hiver, ils demandent donc des températures élevées (15/20°), un sol humide sans excès (pas de soucoupe) et beaucoup de lumière. L’été, Drosera paradoxa peut être installé à l’extérieur avec un maximum d’humidité apporté grâce à une soucoupe ou un bac rempli en permanence d’eau de pluie ou déminéralisée.

Le substrat peut être composé d’un mélange 60/40 de tourbe blonde et de sable non calcaire. La sphaigne pure donne de bons résultats également mais il est nécessaire de contrôler sa prolifération.

La multiplication par graines est possible mais les plantules poussent lentement. Les boutures de feuilles donnent quant à elles de bons résultats.

Drosera paradoxa produit l’été de nombreuses fleurs qui peuvent être de couleur blanche, rose ou orange selon la variété.

La culture de ces plantes n’est pas évidente sur le long terme. Il semblerait que leur maintenance en terrarium soit la méthode la plus adaptée, surtout pour la période hivernale

Drosera rotundifolia

Autres noms : Drosera à feuilles rondes, Rossolis à feuilles rondes

drosera-rotundifolia

Très présent et commun en France sauf dans le Sud Est, Drosera rotundifolia développe des feuilles qui sont généralement étalées sur le sol.

Les limbes orbiculaires, plus larges que longs sont portés par des pétioles disposés en rosette. De juin à août la plante produit une hampe florale 3 à 4 fois plus grande que les feuilles. Les fleurs sont blanches. Les capsules oblongues, égalant ou dépassant le calice contiennent des graines fusiformes ailées aux deux bouts. Il affectionne les tourbières à sphaignes et les marais tourbeux où il est parfois très abondant même en altitude

Quelques hybrides de Drosera

Drosera x beleziana

Hybride naturel : Drosera intermedia et de Drosera rotundifolia

drosera-x-beleziana

Drosera x beleziana est un hybride qui peut présenter différentes formes de feuillage (polymorphe). Il ressemble beaucoup à Drosera intermedia.

Sa présence n’est pas certaine en France bien que les deux parents se rencontrent très souvent dans les mêmes zones. Les périodes de fécondation des fleurs ne coïncident peut être pas ou bien les insectes nécessaires au transport du pollen ont disparu ou se sont raréfiés dans les biotopes ?

Drosera x obovata

Ancien nom: Drosera obovata

Hybride naturel : Drosera anglica avec Drosera rotundifolia.

drosera-x-obovata

Drosera x obovota est une plante robuste dont le limbe de la feuille obovale est 2 à 3 fois plus long que large. Il se rétréci graduellement en pétiole non cilié, plus large que chez Drosera intermedia (6 à 8 mm).

La hampe florale n’est pas coudée à sa base et représente 2 à 3 fois la longueur des feuilles. Elle est plus grande que celle de Drosera intermedia ce qui peut aider à sa détermination. 6 à 10 fleurs blanches sont produites sur chaque hampe.

Les capsules de Drosera x obovota sont 1 à 2 fois plus courtes que le calice et les graines souvent stériles.

PlanteCarnivore.fr : Tous droits réservés. Mentions légales.